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Quarante jours sont passés

Quarante jours sont passés

Écoutez le vent qui effleure
Les oreilles de l’homme en pleurs
Il souffle les souvenirs de l’heure
Où soupira une dernière fois le seigneur

Ce vent balaye le sol et laisse
Une trace au cœur de l’homme et le blesse
Le regret et la tristesse renaissent
Lorsqu’en voyant les yeux, le vent les caresse

Les yeux s’éparpillent et observent devant
Les traces de pas laissés par le vent
Elles ont une histoire à raconter et dire
Rappelant l’esprit d’un proche souvenir

Les grains de sable sont emportés au ciel
Et évoquent la grande tragédie de l’islam
Datant du mois béni, celui de muharram
Où s’en est allé le bras de la justice, son aile

Le sol est petit à petit lavé
Plus rien ou presque n’est laissé
Seule une inscription de noir marquée
De quatre mots : Quarante jours sont passés

La lumière de Hussayn, Ahmed Mustafa

 

Une petite publication en pleine semaine, en cette date particulière qui signe le quarantième jour ayant suivi la tragédie de Karbala durant laquelle le petit-fils du prophète Mohammed (que la paix soit sur lui et sa famille), ainsi qu’une poignée de fidèles compagnons, ont été lâchement exécutés durant un combat déséquilibré et empli d’injustice. En ce quarantième jour de deuil, nous avons souhaité partager avec vous une poésie parlante et touchante. Elle est tirée du recueil de poésie qui se dresse comme notre première publication actuellement disponible aux éditions du flambeau.

Fenn Hussayni.

Une réflexion au sujet de « Quarante jours sont passés »

  1. C est tres touchant. Merci

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